La présence humaine à la fin de l'âge de fer sur le territoire
de FAY DE BRETAGNE est attestée par la découverte en 1969 des
poteries de l'Alnais. La motte du Châtel, disparue, et celle de La
Violaye sont probablement des témoins du haut Moyen Age.
Noël Yves TONNERRE et, avant lui, Léon MAITRE ont émis
l'hypothèse que le territoire de BOUVRON serait issu d'un
démembrement de celui de Fay. A l'appui de leur thèse, ils évoquent
le curieux tracé des limites entre les deux paroisses et le fait
que le chef-lieu de Bouvron soit excentré.
Aux XIIIe et XIVe siècles, la population augmente avec le
défrichement des terres. Cependant, à la veille de la Révolution,
la densité est encore faible : 30 habitants au kilomètre carré.
Cela s'explique par les nombreux bois et landes qui couvrent encore
à l'époque une partie du territoire.
La principale seigneurie était La Violaye, les autres
seigneuries et terres nobles étaient : La Babinais, Baudouët, La
Briançais, Le Châtel, Châtillon, La Joue, Launay, La Marchandais,
Maure, La Mordelais, Le Pont Rouault. Toutes étaient vassales de la
Châtellerie de Blain. Les cahiers de doléances traduisent une
certaine agressivité vis-à-vis du clergé. Sept bénéfices
ecclésiastiques appartenaient à des prêtres étrangers à la paroisse
et le tiers des dîmes paroissiales revenait aux chanoines de la
cathédrale.
En 1792, la municipalité de Fay dénonce au Directoire du
département le recteur de Bouvron, Siméon Delamarre, qui avait été
vicaire de Fay pendant 22 ans.
En 1871, le territoire de Fay est diminué de 2 525 hectares
pour former une partie de la nouvelle commune de Notre Dame des
Landes.
La Croix en fer forgé du Grand Mérimont, au Sud de la
commune, sur la route départementale 15 en direction du Temple de
Bretagne, est classée Monument Historique depuis le 24 février
1944.
Constitué de granit et de pierre, ce manoir du XVI-XVII
siècle, aurait appartenu à l'écuyer Pierre BLANCHARD, originaire de
Fay de Bretagne, avant de voir se succéder de nombreux
propriétaires et seigneurs. Une légende dit qu'un seigneur de ce
domaine, partant pour les croisades ou à la guerre de Vendée, y
aurait caché un trésor qu'un coq, avec ses pattes, pourrait
découvrir.
A proximité de ce manoir, datant du XIX siècle, se dresse un
talus circulaire entouré de fossés, qui constitue probablement les
restes de la motte féodale de la Violais. Il ne subsiste
aujourd'hui que le pigeonnier de ce château disparu.
Erigé au XIX siècle à proximité d'un autre moulin, il
appartenait à la seigneurie de la Violais qui lui a donné son
nom.
Une inscription en latin, sur la façade nord de ce château,
indique que celui-ci a été construit en 1807 par Raymond
Barrau.
L'ancienne église romane de Fay de Bretagne possédait un
clocher en bois recouvert d'ardoises et situé au milieu de la nef.
Celui-ci fut remplacé en 1859 par un clocher en pierre. Lors de la
construction de la nouvelle église, seul ce clocher a été
conservé.
Ces lieux-dits sont reconnus par la Direction Régionale des
Affaires Culturelles comme étant des sites archéologiques du fait
des céramiques, scories, haches et matériel lithique retrouvés ici.
Le blason de la commune a été réalisé et conçu par Monsieur Michel PRESSENCE, Plasticien-Héraldiste, co-auteur avec Michel FROGIER, de « l'Armorial des communes de Loire-Atlantique », dans la préface duquel, Armel de WISME écrit : « Et qui pourrait rester insensible à la beauté de tons des blasons rutilants de couleurs ? Michel PRESSENCE sait allier l'exactitude au pittoresque et s'i nspira des éléments les plus marquants de chaque commune pour faire revivre le passé ou évoquer le présent. Ses blasons reflètent à la fois l'étendue de son érudition et les dons exceptionnels qui nous valent depuis longtemps, au fil des années, et sans cesser d'i nnover, des travaux de haute qualité ».
Le blason est à la fois un art et une science devant respecter les règles strictes de l'héraldisme. La science héraldique qui trouve son origine dans les traditions médiévales constitue l'un des liens qui nous rattache à notre passé.
En respectant l'énoncé, on constate que notre blason est composé
de la façon suivante :
Parti :
« Le premier d'argent à l'arbre de sinople, accompagné de
sept mouchetures d'hermines, trois en tête, quatre en pointe
placées deux et deux ».
L'arbre figure le hêtre (en latin « fagus », mot à l'origine du nom de notre commune : FAY), arbre dominant dans l'ancienne forêt de la Mée qui s'étendait de la Loire à Châteaubriant et de la presqu'ile Guérandaise jusqu'à l'Erdre, recouvrant alors le territoire actuel de notre commune.
Le sinople étant la couleur « vert » en langage héraldique.
Les hermines, « emblème de la Bretagne » sont aux nombre de
sept afin de symboliser les sept frairies de l'ancienne paroisse de
FAY (Parignac, Nouillac, Les Villages, La Joue, Saint Friard, Saint
Michel et Saint Martin).
« Le second de gueules au croissant de vair ».
L'expression « de gueules » en langage héraldique signifie la
couleur « rouge » (dérivé de l'arabe « ghiul », la rose, mot
importé par les Croisés, et toujours employé au pluriel).
Le « vair » en héraldique est une fourrure composée de
petites cloches d'azur et d'argent, placées par rangs et opposées
les unes aux autres.
« De gueules au croissant de vair » sont les armes de la famille de Maur (premier seigneurs de FAY), représentées sur un vitrail de l'ancienne église de FAY, et constituent également une brisure du blason porté aux croisades par les barons de Pontchateau, dont on présume qu'un juvégnieur (infant ou damoiseau non héritier), aurait obtenu de défricher une partie des hêtres composant la forêt de la Mée, pour y établir Nouillac ( qui signifierait « nouveau défrichement » et daterait de la fin du XIème siècle), près de Parignac plus ancien.
Les sires de Pontchateau avaient retenu la fourrure dite « de
vair » que la tradition rapporte comme portée par le Duc Alain 1er,
Roi des Bretons, au IXème siècle.
Il y aurait eu une filiation du symbole DUCAL depuis Alain
1er décédé en 907, jusqu'au sires de Pontchateau, maintenu par la
seigneurie de Blain au fondateur de Nouillac.
Quant au « cri » : FAC SEMPER VIR qui signifie « AGIR TOUJOURS EN HOMME », son origine remonterait à la bataille de Conquereuil en 992.